Viviane GRANIERI
Maître Praticien en PNL - Hypnose - Rebirth
Ashtanga/Kundalini Yoga - Psycho-Somatothérapeute - Coach de Vie- Coach Mental
Lyon - Valence - Saint-Etienne

Le ressenti physique du patient en souffrance

Rechercher l’origine d’une souffrance par le biais des manifestations de la peur permet de s’appuyer sur des sensations physiques très concrètes, facilement identifiables.
Une personne mal à l’aise en présence du feu, peut, sans aucune difficulté, décrire ce qu’elle ressent dans son corps à cet instant. Par exemple, elle sera surprise, en « écoutant » son corps, de ressentir une douleur vive à l’épaule et au bras, comme si quelqu’un la déséquilibrait en la tirant violemment en arrière. Ce ressenti amènera peut-être la personne à identifier ensuite une situation dans laquelle le feu n’est en rien responsable de sa peur : alors qu’elle était bébé, un adulte l’aura sans doute empoignée avec force pour lui éviter de se brûler et, depuis, ce qu’elle craint en s’approchant d’un feu n’est donc pas de se brûler mais d’être violemment agressée et déséquilibrée. Bien sûr, une autre personne décrira des sensations totalement différentes nées d’une situation tout aussi personnelle.

Par ailleurs, l’exemple du feu illustre bien comment se marque la peur dans notre corps lors d’un événement désagréable : le ressenti physique éprouvé à l’instant de la confrontation est mémorisé tel quel, prêt à ressurgir. Par la suite, il se manifeste à l’identique dans toutes les situations perçues, souvent inconsciemment, comme similaires. C’est cette trace sensorielle qui offre la possibilité de remonter avec fiabilité et précision à l’événement d’origine. Pour ce faire, il s’agit très simplement de se laisser porter par cette mémoire sensorielle : tout le monde sait naturellement « se souvenir » avec son corps. Au Mali, par exemple, les personnes qui se sont prêtées à cette expérimentation, sont immédiatement entrées « en sensation » : sans aucune sollicitation, elles se sont laissées conduire dans leur corps par leurs peurs. En Occident, malheureusement, la plupart des personnes confrontées à leurs peurs se servent de leur intellect au lieu « d’écouter » leur corps. Il faut alors les aider à mettre leur mode analytique en veille pour laisser s’imposer leurs sensations. Plusieurs pratiques visant à atteindre cet état ont déjà été proposées. Tipi, la technique adoptée ici, a pour avantages d’être très simple et rapide à mettre en œuvre (elle s’installe en conversant naturellement) et de n’induire aucun état de dépendance (les personnes restent pleinement éveillées et conservent intégralement leur libre arbitre).

Cette « reconnection physique » avec l’événement d’origine est déterminante : il apparaît clairement à travers tous les cas étudiés que c’est la condition indispensable pour que la peur soit désactivée. L’approche intellectuelle n’apporte aucune modification. Si une personne a la gorge nouée, si elle manque d’air et qu’elle se sent comme retenue chaque fois qu’elle doit franchir ce qu’elle considère comme un obstacle, au point qu’elle fait de longs détours dans sa vie pour les éviter, ce n’est pas parce qu’elle apprendra qu’elle est née avec un cordon ombilical autour du cou qui a gêné sa sortie qu’elle sera tirée d’affaire. En revanche, même si elle ne parvient pas à identifier intellectuellement l’événement à l’origine de ses difficultés, le seul fait de revivre les sensations éprouvées lors de ce moment critique est généralement suffisant pour désamorcer ses peurs. Autrement dit, comprendre sans revivre les sensations ne soulage pas la souffrance, tandis que revivre les sensations sans forcément les comprendre permet la guérison. Cette vérité doit rester en permanence présente à l’esprit. Même si la tentation est grande, en recoupant de nombreux cas, de dresser une liste de profils psychologiques ou comportementaux standards en fonction des événements subis par les personnes, cet exercice intellectuel n’apporte rien en terme de guérison. Cette approche est même dangereuse : chaque parcours est unique et négliger les sensations particulières qui lui sont attachées au détriment d’une explication stéréotypée conduit souvent à des interprétations erronées.

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