Viviane GRANIERI
Maître Praticien en PNL - Hypnose - Rebirth
Ashtanga/Kundalini Yoga - Psycho-Somatothérapeute - Coach de Vie- Coach Mental
Lyon - Valence - Saint-Etienne

La peur

La peur est définie comme une émotion ressentie en présence ou dans la perspective d’un danger. Dans ses formes primaires, la peur se présente sous deux types de manifestations : la peur passive caractérisée par des phénomènes d’inhibition, de paralysie, et la peur active marquée par l’affolement verbal ou moteur. Les réactions liées à un danger possible sont d’influence et d’aspect très divers : l’appréhension, le stress, la crainte, l’inquiétude, l’anxiété, l’angoisse. Elles relèvent toutes d’un sentiment d’impuissance devant les dangers d’un monde estimé menaçant. Le terme « danger » doit être entendu au sens le plus fort du terme, à savoir comme une confrontation avec la mort. Cette confrontation peut être directe (mort physique) ou indirecte (pertes matérielles ou relationnelles qui peuvent diminuer les chances de survie).

Dans notre démarche, cette notion de confrontation avec la mort est déterminante. À travers la manifestation de la peur, il s’agit en effet de rechercher le danger qui l’a générée. Dans les cas de pathologies graves ou dans tous les cas de phobies, comme il sera montré par la suite, cette recherche conduit en période prénatale ou à la naissance et c’est toujours une confrontation directe avec sa propre mort qui est identifiée comme responsable de la souffrance. Qu’il s’agisse d’un manque d’oxygène, d’un apport nutritionnel insuffisant, d’une intoxication, d’un dysfonctionnement interne ou d’une gêne extérieure provoquant des contraintes ou des sensations physiques difficilement surmontables, c’est en effet au stade de la survie la plus élémentaire que se nouent les peurs qui engendrent les souffrances émotionnelles les plus tenaces.

Bien sûr, le « danger » initial responsable de la peur peut être assimilé à l’événement traumatique recherché habituellement par les thérapeutes, mais cette recherche est généralement teintée d’une connotation psychologique, qui entraîne un point de vue essentiellement relationnel sur l’événement. Par exemple, si un fœtus a cohabité avec un jumeau qui n’a pas survécu, le traumatisme, s’il est identifié, sera essentiellement analysé dans ses implications relationnelles (sentiment de détresse, de solitude ou d’abandon, rapports fusionnels avec son entourage, incapacité à vivre des relations durables ou, au contraire, à assumer les ruptures, etc.). Le même événement abordé par le biais des manifestations de la peur peut conduire, par exemple, à revivre une perte de connaissance provoquée par le phénomène d’aspiration particulièrement marqué qui accompagne l’évacuation du jumeau. En abordant les sensations répulsives engendrées par la situation, c’est le risque physique encouru par la personne qui est mis en relief, alors qu’en analysant psychologiquement son rapport à l’événement, c’est la relation affective de la personne avec son environnement qui est développée. Côté physique, la disparition du jumeau apparaît comme un événement violent mettant en jeu la survie physique de celui qui reste. Côté psychologique, cette disparition est surtout considérée comme un manque affectif difficile à surmonter. En fait, il paraît évident que c’est le ressenti physique éprouvé lors d’un événement particulièrement désagréable qui induit des répercussions psychologiques indésirables. Par la suite, lorsque l’introspection s’arrête à cet impact psychologique, elle ne va pas jusqu’au cœur de la souffrance physique qui reste activée dans la mémoire sensorielle. Certes, à l’évidence, nous sommes plus à l’aise dans une approche psychologique, mais si l’on parle guérison, le ressenti physique semble porteur de résultats nettement plus avantageux.

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